Avec l’âge, le cartilage se renouvelle moins vite et se fragilise plus facilement. Les articulations s’affaiblissent par usure ce qui provoque progressivement des gênes souvent mal vécues au quotidien. La micronutrition est alors idéale pour préserver la jeunesse de ses articulations et soulager ses mouvements.

Le fonctionnement des articulations

Les articulations forment la jonction entre les os et permettent d’assurer la mobilité du corps humain. Grâce à elles, nous sommes capables de marcher, bouger, courir et d’effectuer tous nos mouvements du quotidien.

Les articulations sont composées de plusieurs constituants qui jouent chacun un rôle spécifique :

  • Le tendon crée un lien entre le muscle et l’os pour soutenir l’articulation dans ses mouvements. En cas de surpoids ou d’activité physique intense, les tendons sont les premiers touchés par l’usure.
  • #Le ligament, constitué de tissu conjonctif, fait la liaison entre les os d’une articulation.
  • Le cartilage, qui est aussi un tissu conjonctif, sert d’interface entre deux os pour assurer les mouvements articulaires. Il protège l’extrémité des os et amortit les chocs.
  • La membrane synoviale, composée de fibres élastiques et de graisses, tapisse l’intérieur des articulations. Elle sécrète le liquide synovial, appelé aussi synovie, qui lubrifie et nourrit le cartilage.

En vieillissant, mais aussi en cas d’activité physique intensive ou de maladies inflammatoires, des douleurs articulaires et musculaires s’installent et engendrent un certain inconfort. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour agir, même après 40 ans. Il existe de nombreuses alternatives naturelles pour soulager les articulations douloureuses.

Nos solutions pour lutter contre les troubles ostéo-articulaires

 

Les composants naturellement présents dans les articulations

– Composants protéiques : collagène et acide hyaluronique

Le collagène est un composant protéique abondant dans notre corps. Il est présent dans les os, les tendons et les cartilages dont il assure la cohésion, la résistance, la souplesse et la régénération. Mais le renouvellement du collagène diminue nettement après 40 ans. La perte est alors estimée à 1% par an. Cela peut entraîner des difficultés ou des douleurs articulaires au quotidien et dans la pratique d’une activité physique. En cause, les radicaux libres liés aux chocs climatiques, au soleil, au stress, à la pollution, à l’alimentation, au vieillissement.

L’acide hyaluronique, tout comme le collagène, est un constituant protéique des tissus corporels. On le trouve notamment dans le liquide synovial des articulations, pour les rendre plus souples et mobiles, et contribuer à leur lubrification.

Un complexe de collagène et d’acide hyaluronique est donc conseillé chez les personnes ayant des problèmes articulaires pour nourrir les tissus de l’intérieur mais aussi chez les sportifs pour une meilleure récupération.

– Antioxydants

Le stress oxydatif est un facteur clé du vieillissement cellulaire. Et les cellules articulaires ne sont pas épargnées ! Un excès de radicaux libres provoque un grand nombre d’altérations au niveau des articulations.
Certains extraits de végétaux comme la grenade et les pépins de raisins renferment aussi une quantité élevée en antioxydants capables de piéger ces radicaux libres qui endommagent les cellules.

– Glucosamine et chondroïtine

La glucosamine et la chondroïtine sulfate sont des composants naturels du cartilage mais leur synthèse a tendance à diminuer avec l’âge. Ce sont des éléments essentiels pour la résistance et la souplesse du cartilage. Une supplémentation en glucosamine et chondroïtine participe ainsi au maintien de son intégrité et à l’entretien de la fonction articulaire.

– Vitamines et minéraux

Certains micronutriments sont essentiels pour le bien-être articulaire, la santé des os et des articulations comme :

  • La Vitamine C, qui en plus de ses propriétés antioxydantes, contribue à la formation normale de collagène assurant une bonne fonction du cartilage.
  • La Vitamine D est indispensable pour la minéralisation des tissus osseux et intervient aussi dans la fonction musculaire.
  • Le manganèse et le cuivre participent à la formation normale des tissus conjonctifs tels que le collagène.
  • Le magnésium permet d’améliorer la synthèse protéique. Il aide aussi à l’équilibre électrolytique, idéal chez les sportifs.
  • Le potassium intervient aussi sur les fonctions alcalinisantes et musculaires.
  • Le calcium est essentiel pour le capital osseux mais aussi les muscles.

– Oméga 3

Les acides gras oméga 3 EPA et DHA constituent aussi des nutriments très bénéfiques pour les articulations, notamment en cas d’inflammation. En effet, les personnes souffrant de rhumatismes présentent des cartilages avec un niveau très élevé en oméga-6 qui sont pro-inflammatoires alors que le niveau en oméga-3 est bas. En rééquilibrant le ratio oméga 3/oméga 6, le phénomène d’inflammation chronique peut être amélioré. (1)

 

La phytothérapie pour un meilleur confort articulaire

– Harpagophytum

L’harpagophytum, également appelé « griffe du diable », aide à maintenir une bonne mobilité, en favorisant la flexibilité des articulations. Il permet de réduire les sensations de raideurs articulaires et à maintenir les articulations en forme.

– Plantes riches en silice

La Prêle, l’ortie et le Bambou sont 3 des plantes réputées pour leur concentration en silice, oligo-élément important pour la santé osseuse. Elles ont ainsi des vertus reminéralisantes et permettent d’apaiser les articulations pour un meilleur confort.

– Cassis

Les feuilles de cassis contiennent une teneur enlevée en principes actifs tels que les flavonoïdes. Elles aident à soulager les gênes articulaires douloureuses aigües ou chroniques, en particulier au niveau de l’articulation du genou.

– Curcuma

De même, le Curcuma contribue à protéger les articulations tout en aidant à maintenir leur mobilité, grâce à sa concentration élevée en curcuminoïdes. Pour une efficacité optimale, il convient de choisir un extrait sec de racine de Curcuma qui présente une haute biodisponibilité afin d’optimiser son absorption intestinale.

Références :

1 Shoba G et al. (1998). Planta Med. 64(4):353-35

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