Les reactions alimentaires et l’obésité

Il existe une relation étroite entre le degré d’obésité, le degré de résistance à l’insuline et les taux élevés de marqueurs de l’inflammation. Une partie importante des inflammations chroniques est d’origine alimentaire. Il convient donc d’établir un régime d’éviction si l’on veut prendre en charge le surpoids.

L’expression « intolérance alimentaire » a tendance à être banalisée et à masquer l’importante distinction entre intolérance et allergie alimentaire. Malgré cette distinction, l’une et l’autre sont déterminantes dans la gestion de l’amaigrissement.

L’intolérance alimentaire est liée à une insuffisance enzymatique, qui peut être partielle ou totale, ou encore être due à une surabondance de substrats à éliminer (par ex: intolérance au lactose). Les allergies alimentaires (aussi appelées hypersensibilités) sont des réactions d’ordre immunologique.

L’obésité se définit comme une augmentation de la masse du tissu adipeux. Elle est toujours liée à la résistance à l’insuline, qui aboutit alors à une production accrue de facteurs jouant un rôle régulateur dans le métabolisme du tissu adipeux.

Ces facteurs sont identifiés sous les appellations cytokines, TNFa, IL-6 et IL-1. Les réactions inflammatoires augmentent la synthèse de ces facteurs constituant un élément clé dans l’obésité et les troubles métaboliques associés (diabète, etc.). Les troubles métaboliques se stimulent mutuellement, créant ainsi un cercle vicieux.

Il faut réagir en amont pour mettre fin aux inflammations et rétablir l’ordre au niveau du système immunitaire.

Les inflammations d’origine alimentaire provoquent différents symptômes d’ordre respiratoire (rhinite, sinusite, enrouement, obstruction par mucosités, etc.), gastro-intestinal (ballonnements, crampes, nausées, constipation, diarrhée, coliques, colon irritable, maladie de Crohn, ulcéro-hémorragie, maladie cœliaque, etc.), neurologique (migraine, vertiges, troubles de la concentration, somnolence, dépression, hyperactivité, etc.), ainsi que des réactions cutanées (urticaire, eczéma atopique, dermatite atopique, acné, psoriasis, peau sèche, démangeaisons, etc.), entre autres.

Les inflammations  seront recherchées via le dosage des anticorps IgG (anti-antigène alimentaire). Une fois identifiée l’intolérance ou les intolérances alimentaires, le régime d’éviction doit être suivi étroitement, sans qu’il faille établir un régime hypocalorique dans un premier temps.

Une première partie de la surcharge pondérale pourra alors être éliminée. Les résultats préliminaires après un suivi de trois mois chez des patients ayant suivi un régime alimentaire basé sur le profil des intolérances alimentaires sont très encourageants. On a recensé une perte moyenne de 8 kg chez plus de 90 % des individus.

Les réactions alimentaires adverses sont des réalités cliniques à prendre en compte lors d’une demande d’amaigrissement requérant un suivi par un professionnel de la santé pour de meilleurs résultats à long terme.

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