L’obésité revêt plusieurs formes parmi lesquelles on distingue : l’obésité abdominale ou androïde, reconnaissable par la localisation de la graisse sur le ventre (forme de « pomme ») ; et l’obésité gynoïde qui concentre principalement le tissu adipeux sur les cuisses (forme de « poire »).

L’obésité abdominale ou androïde est diagnostiquée quand la valeur de la circonférence abdominale est supérieure à 102 cm chez l’homme et à 88 cm chez la femme.

Les causes majeures de l’obésité sont liées à l’évolution des habitudes alimentaires, au mode de vie sédentaire, aux perturbations diverses tirant leur origine de facteurs génétiques, comportementaux et environnementaux, etc.

La répartition graisseuse est fortement influencée par le sexe, l’âge, l’apparition de la ménopause et la génétique. En effet, plus de 50% de la variance de graisse abdominale est génétiquement déterminée. L’obésité androïde est donc plus habituelle chez l’homme que chez la femme, même si elle concerne aussi les femmes en période de ménopause (baisse des hormones féminines).

Malheureusement, ce type d’obésité comporte de nombreuses complications métaboliques et plus précisément une augmentation du risque cardiovasculaire.

Si l’obésité abdominale est associée à une résistance à l’insuline, à de l’hypertension artérielle ou à une baisse du cholestérol HDL, on peut alors supposer l’existence d’un syndrome métabolique. Chez l’homme, le risque de coronopathie est alors multiplié par 3.7 et le risque de diabète multiplié par 24.5 par rapport à un homme ne présentant pas ces signes.

Le nombre d’enfants concernés par une surcharge pondérale ne cesse de s’accroitre, au point de faire craindre l’apparition à l’âge adulte d’un risque supplémentaire de développer un diabète de type 2 et un syndrome métabolique.

La surcharge graisseuse abdominale est un signal d’alarme très fort à ne pas négliger, car y sont associés des risques sanitaires majeurs. De plus, l’existence d’un syndrome métabolique chez les jeunes enfants démontre qu’il faut renforcer la prévention au moyen de mesures éducatives, y compris pour les femmes enceintes car in utero le degré d’adiposité influence la santé du futur adulte.

Il est temps à tout âge d’apprendre à reconnaître la forme de sa surcharge : « pomme » ou « poire », et d’agir en conséquence !

 

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