Le tissu adipeux se distingue selon 2 types : le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun.

Si chacun d’entre eux présente une structure et des fonctions distinctes, l’un comme l’autre présentent de profondes altérations de leur biologie chez le sujet obèse.

Le tissu adipeux brun «T.A.Brun» est de formation primaire car il existe déjà à l’état fœtal et persiste normalement jusqu’à la trentaine; le «T.A.Brun» sert avant tout à produire de l’énergie, celle liée à l’accoutumance aux températures externes et celle induite par la prise alimentaire.

Le «T.A.Brun» fonctionne comme un organe, commandé par un système de récepteurs transmetteurs. Ainsi, le «T.A.Brun», lorsqu’il reçoit des informations véhiculées par les récepteurs de ses cellules adipocytaires, produit une protéine découplante, responsable de la production d’énergie, libérant de la chaleur et induisant une dépense énergétique.

Chez certains obèses, une insuffisance de cette production de protéine découplante du « T.A.Brun » a été mise en évidence, ce qui entraine alors une dépense énergétique moindre, déficiente.

Le tissu adipeux blanc « T.A.Blanc » est de formation secondaire ; c’est un organe de structure et de stockage d’énergie (mobilisation en cas de « jeûne »).

Les précurseurs des adipocytes qui le composent prolifèrent jusqu’à l’âge adulte (puberté). La prise de poids entraine une augmentation en volume de ces adipocytes (hypertrophie) conduisant à un développement croissant du tissu adipeux.

Une fois différenciés, ces adipocytes blancs matures ne retournent pas à l’état de précurseurs, restant disponibles pour le stockage des graisses, y compris après une perte de poids. Il existe un dysfonctionnement qui provoque une inflammation chronique associée à un état de fibrose tissulaire.

La plasticité des adipocytes est réduite et les acides gras vont venir se déposer dans d’autres compartiments comme les muscles, le foie, le cœur… ce qui entraine le développement de complications métaboliques et cardiovasculaire chez le sujet obèse.

Le « T.A. Blanc » fonctionne comme une véritable glande endocrine sécrétant entre autres la leptine, hormone inhibant l’appétit.

Depuis les 20 dernières années, il a été mis en évidence que les perturbations des tissus adipeux, normalement cellules de réserves d’énergie, contribuent à l’obésité de type maladie chronique évolutive.

La compréhension totale de ces dysfonctionnements devrait permettre de trouver des solutions pour réduire l’évolution croissante de l’obésité.

Pin It on Pinterest